LES  BLIDEENS  NOUS  RACONTENT

 

Amis blidéens , vous aussi, racontez vos souvenirs; envoyez les au WEBMASTER ( adresse en page d'accueil)

 

Bonjour à tous .

Moi aussi, j'ai bien connu  les marchands de légumes avec leur charrette tirée par les" bourricots", vers midi ils mangeaient à l'ombre devant les entrepôts de chez Ricci à la gare et après une sieste, ils remontaient la rue du Marabout. Il y avait un épicier ( j'ai oublié son nom) dans cette rue  qui les suivait avec une brouette pour ramasser le crottin et fumer ses géraniums. Dans cette même rue nous organisions des courses de carrioles , mais comme nous n'avions pas de roulements à billes , nous utilisions nos patins à roulettes avec des roues en fer.

Il y avait aussi le marchand de " scaargots!!!" venu de la montagne.

J'aimais bien , l'été , aller chercher un pain de glace chez Soler ( nous n'avions encore qu'une glacière, le réfrigérateur a été acheté plus-tard chez Mr Aguiléra.) ,j'étais à vélo et la glace fondait en coulant sur mes pieds, il fallait faire vite.

Avec les copains on suivait l'arroseuse , un Bedford gris , nos jambes arrosées étaient plus sales qu'avant.

Le tombereau des ordures tiré par un beau percheron , on le "sentait" arriver et on l'entendait par le bruit caractéristique, de la pose délicate ,de la poubelle en fer sur le trottoir.

Les semi-remorques de chez  Ricci, montaient l'avenue de la gare chargés de sac et à l'arrière  il y avait toujours un ou deux yaouleds accrochés aux cordes.

Parfois il arrivait des accidents ; comme cette vieille camionnette, aux pneus lisses ,qui pour éviter un cycliste avait freiné brusquement sur les rails de la micheline . Elle s'était retrouvée les quatre roues en l'air et tout son chargement de fruits roulé sur l'avenue.

 

Bon à bientôt pour d'autres souvenirs .

Bernard.H.

Bonjour.

 Badiguel est resté le même, presque toujours saoul, on le trouvait surtout du côté du marché européen où tout le monde le connaissait, on était toujours là pour lui refiler un billet ou une pièce pour sa bouteille ou son verre qu'il n'acceptait pas de n'importe qui (il avait aussi sa fierté), il parlait tout le temps français et avait gardé la même façon de s'habiller (costume ample et lunettes noires sur le nez).

Par un matin de l'hiver 94 on le trouva mort dans une impasse derrière la mosquée de la ruelle qui allait de la place d'armes vers la rue Abdallah (derrière l'hotel d'Orient), son âge était de 84 ans je crois. J'ai assisté à son enterrement où on ne retrouvait que des vrais blidéens, on l'a pleuré notre facteur des femmes, Dieu aie son âme, en arabe Allah yerhmou.

Il y avait aussi un autre personnage si vous vous en rappelez, c'était le minuscule porteur de la place d'armes, "Hamouda l'homme de confiance" qui avait remporté un concours pendant la bataille des fleurs (dans les années 50), il avait embarqué un âne avec des lunettes de soleil et un chapeau dans sa brouette avec une plaque "le monde à l'envers". C'est mes grands frères qui m'ont raconté cela, j'était enfant à l'époque, mais je l'ai connu par la suite puisqu'un de ses fils était avec moi à l'école Tirman et il est resté porteur jusqu'à sa mort.

Galoufa a existé jusqu'aux années 80, après…. Je ne sais pas, déjà qu'il n'y a plus de chiens ou chats errants à Blida, les ouvriers chinois (qui travaillent dans la construction) les ont tous liquidés, les jeunes sans emploi les vendaient pour 2000 Dinars le chat à ces ouvriers, pour les chiens je connais pas le prix.

Voilà.

A bientôt.

Sid Ali  H.